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Vue principale

Volonne est un petit village pittoresque situé sur la rive gauche de la Durance, accroché à un éperon rocheux et entouré de beaux paysages de vergers.
En vous promenant dans les petites rues du village, vous pourrez admirer de belles maisons anciennes avec de superbes portes médiévales (dans la rue centrale), vous serez très vite sous le charme de l'atmosphère typiquement provençale qui règne à Volonne.

  Château-Arnoux : Vous pourrez y faire d'agréables et fraîches promenades, c'est également un site ornithologique important. 
Vous pourrez visiter le château construit entre 1510 et 1530 par Pierre de Glandevès, vous admirerez ses 4 tours (rondes à l'Ouest et carrées à l'Est) et son escalier en colimaçon. Le château est décoré dans le style Renaissance avec fenêtres à meneaux et gargouilles sur la toiture. Il abrite aujourd'hui la mairie. Vous ferez une petite pause dans le parc paysager du château, pour ensuite aller découvrir juste à côté du parc la Ferme de Font-Robert (ancienne ferme du château du XVI°).
Au Belvédère de la chapelle Saint-Jean, à 2 Km du centre de Château-Arnoux par la N96, vous aurez un panorama grandiose à vous couper le soufle sur la montagne de Lure, la vallée de la Durance et Sisteron, le barrage de l'Escale avec les préalpes de Digne en arrière plan.  http://www.la-moyenne-durance.fr

 

Malijai et son château : village de Haute-Provence, est situé au confluent de la Bléone et de la Durance, à dix-neuf kilomètres de Digne, vingt de Sisteron, et cinq des Mées. Le nom de Malijai viendrait-il de Maljassé, Mallejaccio selon certains actes qui signifie « Mal placé », ou bien de « Mari-Gaï » ? Maligaï, mauvais gué ? Ce qui est aussi possible, car il fallait quelques fois attendre plusieurs jours les décrues de la Bléone pour traverser avec le bac ou à gué. Le château de Malijai est constitué d’un quadrilatère flanqué du côté nord de deux tours rondes coiffées en poivrières ou en éteignoirs, recouvertes en 1784, lors de l’inventaire, de « malons vernissés », la toiture également recouverte de matériaux d’une belle couleur, « les murs crépis et enduits avec du mortier blanchi avec du lait de chaux, les contrevents peints en gris ». Sauf le gris des contrevents, le reste était tel quel avant la réfection de 1972, ce qui donnait plus fière allure à l’édifice.
Bien souvent l’on ignore les dates de construction de nos châteaux, mais pour celui-ci, tout au moins en son premier état, nous en sommes sûrs, puisqu’en 1632, lors de l’achat de la terre et seigneurie de Malijai aux Grimaldi par Melchior de Mazargues, il est dit que le château est « tout rompu ».
L’autorisation royale parvint en 1635 autorisant la construction. Il fut certainement édifié de 1635 à 1643 puisque, à cette date, une transaction est signée avec la communauté, les 7 et 8 septembre 1643, dans la chambre seigneurial.

Peyruis : Du vieux château de Peyruis, construit au cours de la première période de la Renaissance, il ne reste que quelques pans de murs, couverts de lierre. En parcourant les rues et ruelles du village ancien, on peut admirer des restes de gentilhommières construites vers la fin du XVe siècle, avec ses fenêtres à meneaux, des portails en particulier celui de l'ancienne Mairie avec sa corniche en dentelle. L'église paroissiale dédiée à St Nicolas, le patron de la paroisse est St Roch, remonte à une haute antiquité puisque la nef principale soutenue par huit gros piliers passe par un ancien temple. Les santons fabriqués en 1862 sont remarquables. De nombreuses croix et oratoires balisent les itinéraires des processions d'antan. Peyruis s'enorgueillit de 6 fontaines qui délivrent une eau potable à longueur d'année, ce qui lui vaut l'appellation de "Peyruis pays de fontaines".

FORCALQUIER Situé entre les montagnes de Lure et du Lubéron, le pays de Forcalquier est un des pôles majeurs de la Haute-Provence. De cîmes en plaines et de vallons en coteaux, vous serez émerveillés par la variété de paysages et la richesse de la végétation où lavandes et plantes arômatiques mêlent subtilement leurs parfums à la pureté de l'air. Au gré de vos promenades, vous découvrirez au milieu de fleurs sauvages les bories de pierre et cabanons pointus de bergers posées sur les restanques d'olivier, (topos-guide de promenades disponibles à l'office du tourisme). Vous pourrez avoir un panorama magnifique sur Forcalquier et ses environs depuis La Citadelle, allez y un dimanche en fin de matinée et vous aurez droit au "concert" du seul carillon manuel de Provence (Chapelle Notre Dame de Provence). Ne manquez pas le marché du lundi matin qui étale dans toute la ville ses parfums et ses couleurs. C'est le rendez-vous hebdomadaire des producteurs, artisans et gens du pays...ambiance garantie ! Dans une atmosphère plus sereine, vous visiterez la vieille ville pleine de charme avec ses ruelles étroites, ses petites places ombragées et ses belles demeures anciennes des XIII° et XV°siècle. Forcalquier vous séduira également par la qualité et la variété de sa vie culturelle, depuis de très nombreuses années beaucoup d'écrivains, de peintres, de sculpteurs et d'artistes se sont installés à Forcalquier, séduits par la beauté du site et l'accueil chaleureux des gens du pays.

 Saint Michel l'observatoire, Commune du Parc Naturel Régional du Luberon,  est situé entre la montagne de Lure et le massif du Luberon.
Le vieux village, véritable bourg fortifié, était entouré de remparts ( 1,2 km de longueur) dont on retrouve aujourd'hui quelques vestiges et qui l'ont protégé plusieurs fois de la peste ; il est resté enfermé dans ses murs jusqu'en 1840, date à partir de laquelle le village s'est agrandi.
La création de l'Observatoire de Haute Provence apportera un nouveau souffle de vie au village….Les instruments astronomiques, laboratoires et ateliers parmi les plus grands d'Europe sont abrités par la dizaine de coupoles de l'Observatoire de Haute-Provence. Le CNRS a choisi de l'implanter sur le site de Saint-Michel en 1936. Au pays de Forcalquier, où l'atmosphère est la plus pure de France, les astronomes du monde entier étudient les comètes, planètes, étoiles et autre matières interstellaires. À noter que le Centre d'Astronomie de Saint-Michel propose animations thématiques et veillées d'observation organisées par des spécialistes.

LES MEES Le village des Mées doit sa notoriété aux rochers étroits qui se dressent sur plus de 100 mètres de haut sur la commune. On les appelle les Pénitents des Mées en raison de leur silhouette; d'après la légende, ils représentent les moines de la Montagne de Lure qui ont été pétrifiés (au sens propre) par Saint Donat au temps des invasions sarrazines pour s'être épris de belles jeunes femmes Mauresques qu'un seigneur avait ramenées d'une croisade. Les rochers ressemblent effectivement à une procession de moines capuchés de leur cagoule pointue que l'on devine alors honteux de leurs désirs si l'on connaît la légende... Le village des Mées est posé littéralement au pied des pénitents en rangs serrés. A l'époque médiévale, la ville était fermée par un rempart dont il subsiste encore quelques portes (porte St-Christol, porte Baudouine, porte Bertrand de Bras). Vous pourrez également apercevoir l'église primitive du village (église Saint-Roch) construite sur les bases d'un monument romain. Pour pouvoir admirer le village depuis les hauteurs, une très agréable promenade est à faire sur les toits des pénitents, (départ depuis le camping sur la D101). Les Mées est la commune des Alpes de Haute Provence qui possède le plus grand nombre d'oliviers. Son huile d'olive y est réputée pour sa qualité et a été plusieurs fois récompensée et primée...Avis aux connaisseurs.

LURS Belvédère sur la plaine de la Durance, Lurs s'étire sur un éperon rocheux entre ciel et terre, entouré d'oliviers. La création du village remonterait, d'après la légende, à Charlemagne qui aurait donné cette terre aux évêques de Sisteron. Ces derniers en ont fait leur résidence favorite dès le XIIe siècle et peu à peu, les maisons villageoises se sont agrégées autour du castrum épiscopal. De ce passé religieux, Lurs conserve de nombreux vestiges depuis les ruines du château jusqu'à la promenade des évêques bordée de 15 oratoires qui mène à la Petite Chapelle Notre Dame de Vie, édifiée en 1844. Au nord, le Petit Séminaire est un bâtiment quadrangulaire massif tout près d'un charmant théâtre de verdure. L'église, attestée dès le XIe siècle, paraît remonter au XVIe siècle dans son état actuel. Le beffroi de l'horloge est couronné d'un campanile en fer forgé. Au fil des rues, fenêtres à meneaux et linteaux ouvragés rythment la promenade. Depuis 1954, Lurs est le cadre des "Rencontres internationales de Lure" consacrées aux arts graphiques, qui ont été initiées par le grand typographe et dessinateur Maximilien Vox.

BANON : La réputation du village de Banon est due à la beauté des paysages, en été surtout avec les champs de lavande d'un bleu violet qui s'étendent sur de vastes domaines, et à son fromage communément appelé le Banon. Vous trouverez sur ce site quelques caractéristiques de ce produit dont l'origine du lait provient uniquement de chèvres. Le village médiéval de Banon, situé au sommet du bourg, est délimité par les vestiges des remparts de l'ancien château.

Le portail à mâchicoulis, du XIVème siècle, en constitue l'accès principal (pour les piétons). Les remparts, dont on peut admirer un bel échantillon entre le portail et la tour carrée, avaient 800 mètres de pourtour, un mètre d'épaisseur et dix mètres de haut. C'est sur ces remparts qu'ont été construites les maisons de la rue des Arcades. Dans l'une d'elle, J.F. Palhier, député du département du "Conseil des Cinq Cents" de la Révolution, a abrité la fuite de Robespierre le jeune et de Ricord en août 1793. Des façades d'échoppes moyenâgeuses subsistent par endroit.

LE PRIEURE DE GANAGOBIE Le monastère de Ganagobie est situé dans les Alpes de Haute Provence dans le sud de la France. Entre Sisteron et Manosque, sur un plateau escarpé, il domine toute la vallée de la Durance. D'une altitude moyenne de 650 mètres, le plateau de Ganagobie fut formé il y a environ 20 à 25 millions d'années, dans le bassin de Forcalquier qui était à cette époque alors recouvert par la mer. Le site de Ganagobie offre, par ses composantes géologiques, un intérêt exceptionnel : abris sous roche naturels, carrières, nombreuses sources, abondante végétation. Son aspect stratégique, de tout premier ordre, lui a valu d'être habité dès l'âge du bronze (2000 ans avant J.C.).

LAC DE SAINTE CROIX C'est le plus vaste des lacs du Verdon. Le plan d'eau s'étend sur environ 10 km de long et 3 km de large, soit une superficie de 2 200 hectares. La "queue" du lac remonte dans les gorges du Verdon à partir du "pont de Galetas" dans la partie nord du lac entre Aiguines et Moustiers. Ici le parcours sera très fréquenté par les canoë kayak.

LES GORGES DU VERDON Cet immense et magnifique canyon est situé à cheval sur les départements du Var et des Alpes de Hautes Provence. Les gorges du Verdon résultent de l'érosion de la rivière du Verdon et se présentent aujourd'hui en de gigantesques falaises de roches calcaires. Elles ne furent réellement découvertes et reconnues qu'au début du siècle, depuis elles attirent et fascinent de nombreux visiteurs...il faut dire que le spectacle est grandiose ! Au milieu d'espaces naturels protégés, riches en faune et flore, les panoramas offerts sont vertigineux. Les villages sentinelles nichés au bord de la faille ont gardé le charme des villages provençaux d'autrefois, ils vous accueillent chaleureusement et vous proposent de multiples activités grâce aux cadeaux de cette si belle nature... Photo : Roger Verdegen - sports d'eau vives : rafting, canyoning, canoë kayak... - sports nautiques : voile, ski nautique, pêche... - sports aériens : parapente, vol libre, vol à voile... - escalades, randonnées pédestres, équitation, VTT.....

MOUSTIERS-SAINTE-MARIE C'est au Ve siècle que l'évêque de Riez appela les moines de Lérins à s'établir sur ses terres. Ils choisirent un site unique, un amphithéâtre de tuf entre deux façades calcaires d'où s'échappe un torrent fougueux. Ainsi naquit un premier Monastérium qui devint plus tard Moustiers. Chassés par les Sarrazins, les moines ne revinrent qu'au XIe - XIIe siècles, époque à laquelle se développa le village autour de l'Eglise Notre Dame, au beau clocher de style lombard. Depuis, les petites ruelles ombragées du village ont abouti à un chemin de croix qui grimpe en lacets jusqu'à la Chapelle Notre Dame de Beauvoir (XIIe - XVIe siècles). Au dessus d'elle, suspendue par une chaîne entre les deux falaises, brille une étoile dorée. Selon la légende, il s'agirait d'un ex-voto offert à la Vierge par le baron de Blacas, prisonnier des infidèles durant les croisades. Dès le Moyen Age, de nombreux potiers travaillaient à Moustiers-Sainte-Marie, utilisant les ressources locales : eau, bois, argile. A la fin du XVIIe siècle, la famille des Clérissy, originaire de Marseille, vint se fixer dans le village et en lançant le décor polychrome, fit la fortune de Moustiers. Au siècle suivant, les ateliers se multiplient : Olerys, Féraud ... La production écoulée à dos de mulet orne toutes les grandes tables de France. Mais le XIXe siècle devait être fatal à ces artisans et l'activité faïencière ne reprit qu'à partir de 1925 à l'initiative de Marcel Provence. Aujourd'hui une vingtaine d'ateliers font la renommée

Les Gorges de Daluis : Ce sont d'immenses parois taillées dans le schiste rouge de même nature que les gorges du Cians mais plus évasées. Au fond de ces gorges (plus de 300 mètres d’à-pic !) coule le fleuve du Var qui fait la joie des amateurs de sports d'eau-vive dans des décors sauvages et féeriques. Ces gorges sont à voir absolument. Grâce aux sentiers balisés, vous pourrez découvrir la beauté de ces paysages en vous promenant des villages de St Léger à La Croix ou passer par l'ancien chemin des contrebandiers, qui vous conduira jusqu'à Sauze.

ENTREVAUX Située sur un promontoire surplombant le Var, la cité d'Entrevaux présente encore son aspect médiéval dans un environnement étonnant de cultures d'oliviers en terrasse. Ce n'est qu'au XIVe siècle qu'Entrevaux adopta son site actuel. A l'époque romaine, il était situé dans la vallée et connu sous le nom de Glanate ou Glandèves. La cité, à laquelle on accède par la Porte Royale bâtie à la fin du Moyen Age, est enserrée dans un rempart construit à partir de 1691. A l'intérieur ses maisons hautes révèlent une architecture de qualité, notamment Rue du Marché, jadis très commerçante, et Rue Basse où l'on peut encore admirer les belles demeures construites par l'évêque et le chapitre. La cathédrale consacrée en 1627 est flanquée d'un clocher crénelé à l'aspect fortifié daté du milieu du XVIIe siècle. Sa porte d'entrée admirablement sculptée porte les symboles des évêques. L'intérieur renferme un important mobilier : toile peinte représentant l'Assomption de Jean François Mimault, stalles et boiseries en noyer ... La cité est dominée par la citadelle, perchée sur le roc, à laquelle on accède par une succession de rampes. L'essentiel des bâtiments a été construit entre 1693 et 1705, sur les ruines de l'ancien château fort des Glandevès. C'est Vauban qui établit là un système défensif complexe, depuis le Petit Châtelet à mi pente jusqu'à la Maison du Commandant au sommet du roc calcaire. Etape privilégiée sur la Route de Nice, Entrevaux est aussi une étape de l'histoire de France.

RIEZ Au cœur du plateau de Valensole, au confluent de trois vallées, Riez est la cité romaine de Haute-Provence par excellence. La colonie de Reii Apollinarès a été fondée par Auguste au carrefour des routes reliant Aix-en-Provence et Fréjus à toute la Haute-Provence. A l'entrée du village, 4 colonnes de granit se découpent sur un ciel d'azur. Datées du 1er siècle, elles appartiennent à un temple probablement dédié à Apollon. Dans le baptistère du Vème siècle, de nombreux éléments de statuaire gallo-romaine sont rassemblés. Avec la christianisation, Riez devient le siège d'un évêché important. L'importante basilique paléochrétienne, détruite au XVe siècle est remplacée par la cathédrale actuelle (XVe - XIXe siècles) qui renferme de belles stalles en noyer du XVIIe siècle et de nombreuses toiles d'artistes provençaux, en particulier une Apparition de la Vierge de Michel Serre. Entourée de remparts au XIVe siècle, Riez conserve plusieurs portes ainsi que sa puissante Tour de l'Horloge. La Grand Rue a gardé son aspect médiéval avec ses maisons à encorbellement et ses façades décorées de gypseries. L'Hôtel de Mazan, avec sa façade en pierre de taille, possède un remarquable escalier avec décor de gypserie daté de 1523. Sur la colline tabulaire qui domine le village, la Chapelle Saint-Maxime (1655) offre un excellent point de vue..

COLMARS-LES-ALPES Ancienne ville frontière entre la France et la Savoie, Colmars-les-Alpes est une cité marquée par son architecture militaire classique. Lorsqu'en 1388, la Vallée de l'Ubaye et Val d'Allos 1400 (Allos) se donnent à la Savoie, Colmars-les-Alpes se retrouve de fait aux marches de la Provence. Cette situation durera jusqu'en 1713. Corsetée dans des murailles puissantes, la cité apparaît telle une vigie en bordure du Verdon. S'il ne reste que quelques pans de murs des remparts du XIVe siècle, les ouvrages entrepris sous la direction de Vauban à la fin du XVIIe siècle sont intacts. Deux redoutes surveillent les ponts : le Fort de France à l'ouest et le Fort de Savoie à l'est, au plan plus sophistiqué. Colmars-les-Alpes possède également une belle architecture civile de montagne : maisons hautes aux toits de bardeaux, rues médiévales pavées ... Ses trois édifices religieux conservent un intéressant mobilier du XVIIe siècle, en particulier une toile du rosaire à l'Eglise Saint-Martin et un retable baroque à la Chapelle Saint-Joseph. Au Moyen Age, Colmars-les-Alpes était un important lieu de production de draps de laine vendus sur toutes les foires de Provence. A partir du village, de nombreuses randonnées sont possibles dans des sites d'exception : balade de la Cascade de la Lance (1 heure aller/retour) ou du Col des Champs (12 km dans une forêt de mélèzes).

 LAC DE SERRE PONCON-VALLEE DE L'UBAYE Musées, forts, églises … et nature sauvage : un patrimoine à découvrir Depuis le Pays de Digne, en passant par Seyne-les-Alpes (D 900), vous arriverez à St-Vincent-les-Forts. Depuis le Pays du Haut-Verdon, par Allos (D 902), vous arriverez à Pra-Loup. Depuis les Alpes-Maritimes et le Mercantour par St-Etienne-de-Tinée (D 2205) et le col de la Bonette (2802 mètres), vous arriverez à Jausiers. Depuis l'Italie par le Col de Larche (D 900). Depuis les Hautes-Alpes par Guillestre et le col de Vars (D 902), vous arriverez à St-Paul.

En période de neige passer par les Hautes-Alpes, depuis Tallard près de Gap, prenez la D 900 et vous entrerez en Ubaye à partir de la Bréole. Depuis le hameau de Maurin-Maljasset à 2000 mètres jusqu’au lac de Serre-Ponçon, c’est une vallée d’altitude, encadrée de hauts sommets dont beaucoup dépassent les 3000 mètres - Massif du Parpaillon, du Chambeyron ou des Séolannes - où coule sur 70 km la rivière Ubaye, par endroit torrent tumultueux, qui se jette dans la Durance. Sur sa rive droite, ensoleillée, se sont installées habitations et cultures, tandis que la rive gauche au nord, est le royaume du mélèze. Avant d’être désenclavée par la construction de la D900 (en 1883), la vallée de l’Ubaye fut longtemps une des régions les plus isolées de France, puisque les cols (Larche, Allos, Restefond, Cayolle …), enneigés durant de longs mois, étaient les seuls points de passages. Seule la communication avec le Piémont était plus “facile”, ce qui explique pourquoi la région fut durant 4 siècles (jusqu’au 18ème siècle) aux mains des Comtes de Savoie. Dans cette vallée glaciaire en U, creusée par l’impétueuse rivière au cours des millénaires, vivait, au rythme des transhumances de moutons, un peuple de vrais montagnards habitués aux climats rudes, à l'isolement, et au colportage des marchandises de villages en villages. Des montagnards qui ont su, au siècle dernier, devenir aventuriers pour s’exiler en Louisiane et au Mexique, à la recherche d’une vie meilleure. De nos jours, la vallée de l’Ubaye n’est devenue véritablement touristique que depuis la construction du barrage et du lac de Serre-Ponçon. Mis en eau en 1960, le lac forme aujourd’hui un magnifique plan d’eau de 3000 hectares, en forme de croissant, superbement intégré au paysage. Auparavant, la Durance, qui reçoit les eaux des massifs du Queyras, des Écrins et de la vallée de l'Ubaye (55% de ces eaux lors de la fonte des neiges), fut longtemps un fléau pour la Provence. Endiguer le cours de la Durance était le but de la construction, en 1955, du barrage de Serre-Ponçon, oeuvre titanesque : une digue de 120m de haut (en terre à noyau central d’argile étanche, technique très répandue aux Etats-Unis), 1,271 milliards de mètres cube d'eau, le plus grand lac artificiel d'Europe … Les curieux iront voir à ce sujet, à Rousset, le “Muséoscope” qui retrace, en cinq salles et deux films, la construction du barrage. Aujourd’hui, la vallée de l’Ubaye et le lac de Serre-Ponçon forment un véritable paradis naturel encore préservé, où l’on respire un air pur de montagne et où se pratiquent tous les sports de plein air possibles et imaginables !


Posté le 26/05/2009 | 8 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

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Volonne est un petit village pittoresque situé sur la rive gauche de la Durance, accroché à un éperon rocheux et entouré de beaux paysages de vergers.
En vous promenant dans les petites rues du village, vous pourrez admirer de belles maisons anciennes avec de superbes portes médiévales (dans la rue centrale), vous serez très vite sous le charme de l'atmosphère typiquement provençale qui règne à Volonne.

  Château-Arnoux : Vous pourrez y faire d'agréables et fraîches promenades, c'est également un site ornithologique important. 
Vous pourrez visiter le château construit entre 1510 et 1530 par Pierre de Glandevès, vous admirerez ses 4 tours (rondes à l'Ouest et carrées à l'Est) et son escalier en colimaçon. Le château est décoré dans le style Renaissance avec fenêtres à meneaux et gargouilles sur la toiture. Il abrite aujourd'hui la mairie. Vous ferez une petite pause dans le parc paysager du château, pour ensuite aller découvrir juste à côté du parc la Ferme de Font-Robert (ancienne ferme du château du XVI°).
Au Belvédère de la chapelle Saint-Jean, à 2 Km du centre de Château-Arnoux par la N96, vous aurez un panorama grandiose à vous couper le soufle sur la montagne de Lure, la vallée de la Durance et Sisteron, le barrage de l'Escale avec les préalpes de Digne en arrière plan.  http://www.la-moyenne-durance.fr

 

Malijai et son château : village de Haute-Provence, est situé au confluent de la Bléone et de la Durance, à dix-neuf kilomètres de Digne, vingt de Sisteron, et cinq des Mées. Le nom de Malijai viendrait-il de Maljassé, Mallejaccio selon certains actes qui signifie « Mal placé », ou bien de « Mari-Gaï » ? Maligaï, mauvais gué ? Ce qui est aussi possible, car il fallait quelques fois attendre plusieurs jours les décrues de la Bléone pour traverser avec le bac ou à gué. Le château de Malijai est constitué d'un quadrilatère flanqué du côté nord de deux tours rondes coiffées en poivrières ou en éteignoirs, recouvertes en 1784, lors de l'inventaire, de « malons vernissés », la toiture également recouverte de matériaux d'une belle couleur, « les murs crépis et enduits avec du mortier blanchi avec du lait de chaux, les contrevents peints en gris ». Sauf le gris des contrevents, le reste était tel quel avant la réfection de 1972, ce qui donnait plus fière allure à l'édifice.
Bien souvent l'on ignore les dates de construction de nos châteaux, mais pour celui-ci, tout au moins en son premier état, nous en sommes sûrs, puisqu'en 1632, lors de l'achat de la terre et seigneurie de Malijai aux Grimaldi par Melchior de Mazargues, il est dit que le château est « tout rompu ».
L'autorisation royale parvint en 1635 autorisant la construction. Il fut certainement édifié de 1635 à 1643 puisque, à cette date, une transaction est signée avec la communauté, les 7 et 8 septembre 1643, dans la chambre seigneurial.

Peyruis : Du vieux château de Peyruis, construit au cours de la première période de la Renaissance, il ne reste que quelques pans de murs, couverts de lierre. En parcourant les rues et ruelles du village ancien, on peut admirer des restes de gentilhommières construites vers la fin du XVe siècle, avec ses fenêtres à meneaux, des portails en particulier celui de l'ancienne Mairie avec sa corniche en dentelle. L'église paroissiale dédiée à St Nicolas, le patron de la paroisse est St Roch, remonte à une haute antiquité puisque la nef principale soutenue par huit gros piliers passe par un ancien temple. Les santons fabriqués en 1862 sont remarquables. De nombreuses croix et oratoires balisent les itinéraires des processions d'antan. Peyruis s'enorgueillit de 6 fontaines qui délivrent une eau potable à longueur d'année, ce qui lui vaut l'appellation de "Peyruis pays de fontaines".

FORCALQUIER Situé entre les montagnes de Lure et du Lubéron, le pays de Forcalquier est un des pôles majeurs de la Haute-Provence. De cîmes en plaines et de vallons en coteaux, vous serez émerveillés par la variété de paysages et la richesse de la végétation où lavandes et plantes arômatiques mêlent subtilement leurs parfums à la pureté de l'air. Au gré de vos promenades, vous découvrirez au milieu de fleurs sauvages les bories de pierre et cabanons pointus de bergers posées sur les restanques d'olivier, (topos-guide de promenades disponibles à l'office du tourisme). Vous pourrez avoir un panorama magnifique sur Forcalquier et ses environs depuis La Citadelle, allez y un dimanche en fin de matinée et vous aurez droit au "concert" du seul carillon manuel de Provence (Chapelle Notre Dame de Provence). Ne manquez pas le marché du lundi matin qui étale dans toute la ville ses parfums et ses couleurs. C'est le rendez-vous hebdomadaire des producteurs, artisans et gens du pays...ambiance garantie ! Dans une atmosphère plus sereine, vous visiterez la vieille ville pleine de charme avec ses ruelles étroites, ses petites places ombragées et ses belles demeures anciennes des XIII° et XV°siècle. Forcalquier vous séduira également par la qualité et la variété de sa vie culturelle, depuis de très nombreuses années beaucoup d'écrivains, de peintres, de sculpteurs et d'artistes se sont installés à Forcalquier, séduits par la beauté du site et l'accueil chaleureux des gens du pays.

 Saint Michel l'observatoire, Commune du Parc Naturel Régional du Luberon,  est situé entre la montagne de Lure et le massif du Luberon.
Le vieux village, véritable bourg fortifié, était entouré de remparts ( 1,2 km de longueur) dont on retrouve aujourd'hui quelques vestiges et qui l'ont protégé plusieurs fois de la peste ; il est resté enfermé dans ses murs jusqu'en 1840, date à partir de laquelle le village s'est agrandi.
La création de l'Observatoire de Haute Provence apportera un nouveau souffle de vie au village….Les instruments astronomiques, laboratoires et ateliers parmi les plus grands d'Europe sont abrités par la dizaine de coupoles de l'Observatoire de Haute-Provence. Le CNRS a choisi de l'implanter sur le site de Saint-Michel en 1936. Au pays de Forcalquier, où l'atmosphère est la plus pure de France, les astronomes du monde entier étudient les comètes, planètes, étoiles et autre matières interstellaires. À noter que le Centre d'Astronomie de Saint-Michel propose animations thématiques et veillées d'observation organisées par des spécialistes.


LES MEES Le village des Mées doit sa notoriété aux rochers étroits qui se dressent sur plus de 100 mètres de haut sur la commune. On les appelle les Pénitents des Mées en raison de leur silhouette; d'après la légende, ils représentent les moines de la Montagne de Lure qui ont été pétrifiés (au sens propre) par Saint Donat au temps des invasions sarrazines pour s'être épris de belles jeunes femmes Mauresques qu'un seigneur avait ramenées d'une croisade. Les rochers ressemblent effectivement à une procession de moines capuchés de leur cagoule pointue que l'on devine alors honteux de leurs désirs si l'on connaît la légende... Le village des Mées est posé littéralement au pied des pénitents en rangs serrés. A l'époque médiévale, la ville était fermée par un rempart dont il subsiste encore quelques portes (porte St-Christol, porte Baudouine, porte Bertrand de Bras). Vous pourrez également apercevoir l'église primitive du village (église Saint-Roch) construite sur les bases d'un monument romain. Pour pouvoir admirer le village depuis les hauteurs, une très agréable promenade est à faire sur les toits des pénitents, (départ depuis le camping sur la D101). Les Mées est la commune des Alpes de Haute Provence qui possède le plus grand nombre d'oliviers. Son huile d'olive y est réputée pour sa qualité et a été plusieurs fois récompensée et primée...Avis aux connaisseurs.

LURS Belvédère sur la plaine de la Durance, Lurs s'étire sur un éperon rocheux entre ciel et terre, entouré d'oliviers. La création du village remonterait, d'après la légende, à Charlemagne qui aurait donné cette terre aux évêques de Sisteron. Ces derniers en ont fait leur résidence favorite dès le XIIe siècle et peu à peu, les maisons villageoises se sont agrégées autour du castrum épiscopal. De ce passé religieux, Lurs conserve de nombreux vestiges depuis les ruines du château jusqu'à la promenade des évêques bordée de 15 oratoires qui mène à la Petite Chapelle Notre Dame de Vie, édifiée en 1844. Au nord, le Petit Séminaire est un bâtiment quadrangulaire massif tout près d'un charmant théâtre de verdure. L'église, attestée dès le XIe siècle, paraît remonter au XVIe siècle dans son état actuel. Le beffroi de l'horloge est couronné d'un campanile en fer forgé. Au fil des rues, fenêtres à meneaux et linteaux ouvragés rythment la promenade. Depuis 1954, Lurs est le cadre des "Rencontres internationales de Lure" consacrées aux arts graphiques, qui ont été initiées par le grand typographe et dessinateur Maximilien Vox.

BANON : La réputation du village de Banon est due à la beauté des paysages, en été surtout avec les champs de lavande d'un bleu violet qui s'étendent sur de vastes domaines, et à son fromage communément appelé le Banon. Vous trouverez sur ce site quelques caractéristiques de ce produit dont l'origine du lait provient uniquement de chèvres. Le village médiéval de Banon, situé au sommet du bourg, est délimité par les vestiges des remparts de l'ancien château.

Le portail à mâchicoulis, du XIVème siècle, en constitue l'accès principal (pour les piétons). Les remparts, dont on peut admirer un bel échantillon entre le portail et la tour carrée, avaient 800 mètres de pourtour, un mètre d'épaisseur et dix mètres de haut. C'est sur ces remparts qu'ont été construites les maisons de la rue des Arcades. Dans l'une d'elle, J.F. Palhier, député du département du "Conseil des Cinq Cents" de la Révolution, a abrité la fuite de Robespierre le jeune et de Ricord en août 1793. Des façades d'échoppes moyenâgeuses subsistent par endroit.

LE PRIEURE DE GANAGOBIE Le monastère de Ganagobie est situé dans les Alpes de Haute Provence dans le sud de la France. Entre Sisteron et Manosque, sur un plateau escarpé, il domine toute la vallée de la Durance. D'une altitude moyenne de 650 mètres, le plateau de Ganagobie fut formé il y a environ 20 à 25 millions d'années, dans le bassin de Forcalquier qui était à cette époque alors recouvert par la mer. Le site de Ganagobie offre, par ses composantes géologiques, un intérêt exceptionnel : abris sous roche naturels, carrières, nombreuses sources, abondante végétation. Son aspect stratégique, de tout premier ordre, lui a valu d'être habité dès l'âge du bronze (2000 ans avant J.C.).

LAC DE SAINTE CROIX C'est le plus vaste des lacs du Verdon. Le plan d'eau s'étend sur environ 10 km de long et 3 km de large, soit une superficie de 2 200 hectares. La "queue" du lac remonte dans les gorges du Verdon à partir du "pont de Galetas" dans la partie nord du lac entre Aiguines et Moustiers. Ici le parcours sera très fréquenté par les canoë kayak.

LES GORGES DU VERDON Cet immense et magnifique canyon est situé à cheval sur les départements du Var et des Alpes de Hautes Provence. Les gorges du Verdon résultent de l'érosion de la rivière du Verdon et se présentent aujourd'hui en de gigantesques falaises de roches calcaires. Elles ne furent réellement découvertes et reconnues qu'au début du siècle, depuis elles attirent et fascinent de nombreux visiteurs...il faut dire que le spectacle est grandiose ! Au milieu d'espaces naturels protégés, riches en faune et flore, les panoramas offerts sont vertigineux. Les villages sentinelles nichés au bord de la faille ont gardé le charme des villages provençaux d'autrefois, ils vous accueillent chaleureusement et vous proposent de multiples activités grâce aux cadeaux de cette si belle nature... Photo : Roger Verdegen - sports d'eau vives : rafting, canyoning, canoë kayak... - sports nautiques : voile, ski nautique, pêche... - sports aériens : parapente, vol libre, vol à voile... - escalades, randonnées pédestres, équitation, VTT.....

MOUSTIERS-SAINTE-MARIE C'est au Ve siècle que l'évêque de Riez appela les moines de Lérins à s'établir sur ses terres. Ils choisirent un site unique, un amphithéâtre de tuf entre deux façades calcaires d'où s'échappe un torrent fougueux. Ainsi naquit un premier Monastérium qui devint plus tard Moustiers. Chassés par les Sarrazins, les moines ne revinrent qu'au XIe - XIIe siècles, époque à laquelle se développa le village autour de l'Eglise Notre Dame, au beau clocher de style lombard. Depuis, les petites ruelles ombragées du village ont abouti à un chemin de croix qui grimpe en lacets jusqu'à la Chapelle Notre Dame de Beauvoir (XIIe - XVIe siècles). Au dessus d'elle, suspendue par une chaîne entre les deux falaises, brille une étoile dorée. Selon la légende, il s'agirait d'un ex-voto offert à la Vierge par le baron de Blacas, prisonnier des infidèles durant les croisades. Dès le Moyen Age, de nombreux potiers travaillaient à Moustiers-Sainte-Marie, utilisant les ressources locales : eau, bois, argile. A la fin du XVIIe siècle, la famille des Clérissy, originaire de Marseille, vint se fixer dans le village et en lançant le décor polychrome, fit la fortune de Moustiers. Au siècle suivant, les ateliers se multiplient : Olerys, Féraud ... La production écoulée à dos de mulet orne toutes les grandes tables de France. Mais le XIXe siècle devait être fatal à ces artisans et l'activité faïencière ne reprit qu'à partir de 1925 à l'initiative de Marcel Provence. Aujourd'hui une vingtaine d'ateliers font la renommée

Les Gorges de Daluis : Ce sont d'immenses parois taillées dans le schiste rouge de même nature que les gorges du Cians mais plus évasées. Au fond de ces gorges (plus de 300 mètres d'à-pic !) coule le fleuve du Var qui fait la joie des amateurs de sports d'eau-vive dans des décors sauvages et féeriques. Ces gorges sont à voir absolument. Grâce aux sentiers balisés, vous pourrez découvrir la beauté de ces paysages en vous promenant des villages de St Léger à La Croix ou passer par l'ancien chemin des contrebandiers, qui vous conduira jusqu'à Sauze.

ENTREVAUX Située sur un promontoire surplombant le Var, la cité d'Entrevaux présente encore son aspect médiéval dans un environnement étonnant de cultures d'oliviers en terrasse. Ce n'est qu'au XIVe siècle qu'Entrevaux adopta son site actuel. A l'époque romaine, il était situé dans la vallée et connu sous le nom de Glanate ou Glandèves. La cité, à laquelle on accède par la Porte Royale bâtie à la fin du Moyen Age, est enserrée dans un rempart construit à partir de 1691. A l'intérieur ses maisons hautes révèlent une architecture de qualité, notamment Rue du Marché, jadis très commerçante, et Rue Basse où l'on peut encore admirer les belles demeures construites par l'évêque et le chapitre. La cathédrale consacrée en 1627 est flanquée d'un clocher crénelé à l'aspect fortifié daté du milieu du XVIIe siècle. Sa porte d'entrée admirablement sculptée porte les symboles des évêques. L'intérieur renferme un important mobilier : toile peinte représentant l'Assomption de Jean François Mimault, stalles et boiseries en noyer ... La cité est dominée par la citadelle, perchée sur le roc, à laquelle on accède par une succession de rampes. L'essentiel des bâtiments a été construit entre 1693 et 1705, sur les ruines de l'ancien château fort des Glandevès. C'est Vauban qui établit là un système défensif complexe, depuis le Petit Châtelet à mi pente jusqu'à la Maison du Commandant au sommet du roc calcaire. Etape privilégiée sur la Route de Nice, Entrevaux est aussi une étape de l'histoire de France.

RIEZ Au cœur du plateau de Valensole, au confluent de trois vallées, Riez est la cité romaine de Haute-Provence par excellence. La colonie de Reii Apollinarès a été fondée par Auguste au carrefour des routes reliant Aix-en-Provence et Fréjus à toute la Haute-Provence. A l'entrée du village, 4 colonnes de granit se découpent sur un ciel d'azur. Datées du 1er siècle, elles appartiennent à un temple probablement dédié à Apollon. Dans le baptistère du Vème siècle, de nombreux éléments de statuaire gallo-romaine sont rassemblés. Avec la christianisation, Riez devient le siège d'un évêché important. L'importante basilique paléochrétienne, détruite au XVe siècle est remplacée par la cathédrale actuelle (XVe - XIXe siècles) qui renferme de belles stalles en noyer du XVIIe siècle et de nombreuses toiles d'artistes provençaux, en particulier une Apparition de la Vierge de Michel Serre. Entourée de remparts au XIVe siècle, Riez conserve plusieurs portes ainsi que sa puissante Tour de l'Horloge. La Grand Rue a gardé son aspect médiéval avec ses maisons à encorbellement et ses façades décorées de gypseries. L'Hôtel de Mazan, avec sa façade en pierre de taille, possède un remarquable escalier avec décor de gypserie daté de 1523. Sur la colline tabulaire qui domine le village, la Chapelle Saint-Maxime (1655) offre un excellent point de vue..

COLMARS-LES-ALPES Ancienne ville frontière entre la France et la Savoie, Colmars-les-Alpes est une cité marquée par son architecture militaire classique. Lorsqu'en 1388, la Vallée de l'Ubaye et Val d'Allos 1400 (Allos) se donnent à la Savoie, Colmars-les-Alpes se retrouve de fait aux marches de la Provence. Cette situation durera jusqu'en 1713. Corsetée dans des murailles puissantes, la cité apparaît telle une vigie en bordure du Verdon. S'il ne reste que quelques pans de murs des remparts du XIVe siècle, les ouvrages entrepris sous la direction de Vauban à la fin du XVIIe siècle sont intacts. Deux redoutes surveillent les ponts : le Fort de France à l'ouest et le Fort de Savoie à l'est, au plan plus sophistiqué. Colmars-les-Alpes possède également une belle architecture civile de montagne : maisons hautes aux toits de bardeaux, rues médiévales pavées ... Ses trois édifices religieux conservent un intéressant mobilier du XVIIe siècle, en particulier une toile du rosaire à l'Eglise Saint-Martin et un retable baroque à la Chapelle Saint-Joseph. Au Moyen Age, Colmars-les-Alpes était un important lieu de production de draps de laine vendus sur toutes les foires de Provence. A partir du village, de nombreuses randonnées sont possibles dans des sites d'exception : balade de la Cascade de la Lance (1 heure aller/retour) ou du Col des Champs (12 km dans une forêt de mélèzes).

 LAC DE SERRE PONCON-VALLEE DE L'UBAYE Musées, forts, églises … et nature sauvage : un patrimoine à découvrir Depuis le Pays de Digne, en passant par Seyne-les-Alpes (D 900), vous arriverez à St-Vincent-les-Forts. Depuis le Pays du Haut-Verdon, par Allos (D 902), vous arriverez à Pra-Loup. Depuis les Alpes-Maritimes et le Mercantour par St-Etienne-de-Tinée (D 2205) et le col de la Bonette (2802 mètres), vous arriverez à Jausiers. Depuis l'Italie par le Col de Larche (D 900). Depuis les Hautes-Alpes par Guillestre et le col de Vars (D 902), vous arriverez à St-Paul.

En période de neige passer par les Hautes-Alpes, depuis Tallard près de Gap, prenez la D 900 et vous entrerez en Ubaye à partir de la Bréole. Depuis le hameau de Maurin-Maljasset à 2000 mètres jusqu'au lac de Serre-Ponçon, c'est une vallée d'altitude, encadrée de hauts sommets dont beaucoup dépassent les 3000 mètres - Massif du Parpaillon, du Chambeyron ou des Séolannes - où coule sur 70 km la rivière Ubaye, par endroit torrent tumultueux, qui se jette dans la Durance. Sur sa rive droite, ensoleillée, se sont installées habitations et cultures, tandis que la rive gauche au nord, est le royaume du mélèze. Avant d'être désenclavée par la construction de la D900 (en 1883), la vallée de l'Ubaye fut longtemps une des régions les plus isolées de France, puisque les cols (Larche, Allos, Restefond, Cayolle …), enneigés durant de longs mois, étaient les seuls points de passages. Seule la communication avec le Piémont était plus "facile", ce qui explique pourquoi la région fut durant 4 siècles (jusqu'au 18ème siècle) aux mains des Comtes de Savoie. Dans cette vallée glaciaire en U, creusée par l'impétueuse rivière au cours des millénaires, vivait, au rythme des transhumances de moutons, un peuple de vrais montagnards habitués aux climats rudes, à l'isolement, et au colportage des marchandises de villages en villages. Des montagnards qui ont su, au siècle dernier, devenir aventuriers pour s'exiler en Louisiane et au Mexique, à la recherche d'une vie meilleure. De nos jours, la vallée de l'Ubaye n'est devenue véritablement touristique que depuis la construction du barrage et du lac de Serre-Ponçon. Mis en eau en 1960, le lac forme aujourd'hui un magnifique plan d'eau de 3000 hectares, en forme de croissant, superbement intégré au paysage. Auparavant, la Durance, qui reçoit les eaux des massifs du Queyras, des Écrins et de la vallée de l'Ubaye (55% de ces eaux lors de la fonte des neiges), fut longtemps un fléau pour la Provence. Endiguer le cours de la Durance était le but de la construction, en 1955, du barrage de Serre-Ponçon, oeuvre titanesque : une digue de 120m de haut (en terre à noyau central d'argile étanche, technique très répandue aux Etats-Unis), 1,271 milliards de mètres cube d'eau, le plus grand lac artificiel d'Europe … Les curieux iront voir à ce sujet, à Rousset, le "Muséoscope" qui retrace, en cinq salles et deux films, la construction du barrage. Aujourd'hui, la vallée de l'Ubaye et le lac de Serre-Ponçon forment un véritable paradis naturel encore préservé, où l'on respire un air pur de montagne et où se pratiquent tous les sports de plein air possibles et imaginables !

 

ET TANT D'AUTRES....


Posté le 26/05/2009 | 8 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

NATATION : Sisteron dispose d'un plan d'eau, mis à votre disposition gratuitement. Quel plaisir de pouvoir nager en contemplant le citadelle! Un autre plan d'eau très agréable : celui de Saint-Auban. Les lacs du Verdon et de Serre-Ponçon sont à une bonne heure de Sisteron.

Plan d'eau de Sisteron

      Plan d'eau de Saint-Auban

RANDONNEES : Un grand nombre de balades, totalement balisés, permettent de découvrir des paysages très variés, souvent parsemés de vieilles bergeries en pierre sèche, comme par exemple, la balade sur les traces de Jean Giono ou les balades dans les Gorges du Verdon.

 la grotte du Trou de l'Argent (crête de la Baume)

VELO TOUT TERRAINS: les Gorges de la Méouge, le défilé de la Pierre-Ecrite ou alors vous pouvez succomber au charme des très impressionnantes Gorges du Verdon ou au romantisme des paysages du Lubéron. Vous pouvez louer des vélos à Sisteron (en face de la gare)

 VTOPO Provence Nord : Best Of via Zapiks

Course Cycliste "La Sisteronne"

VOL A VOILE, PARAPENTE et DELTA PLANE : La région de Sisteron est un eldorado pour les amateurs de vol à voile, delta-plane et parapente. Des aérodromes pour le vol à voile se trouvent par exemple à Vaumeilh (12km) Vol d'initiations en planeur (aérodrome Sisteron-Vaumeilh) , La Motte du Caire (15 km), Saint Auban ( 18km) et Tallard (28km). Vous trouverez aussi de nombreux sites de vol pour le delta-plane aux alentours de Sisteron, comme par exemple, Ribiers (15km) et Saint Geniez (20km) Baptême parapente (centre des baronnies) .

stage PAC from Xmicky on Vimeo.

L'ESCALADE : Si vous aimez vous déplacer à la verticale, vous serez ici au paradis. A cinq minutes se trouve déja le rocher de la Baume où les possibilités d'escalade vont de basses difficultés (jusqu'à 2 fois la longueur de la corde) à grandes difficultés.Un peu plus loin, sur la route d'Authon, près de La PIERRE ECRITE : plusieurs petites falaises... Dans les environs se trouvent encore plusieurs falaises très connues et de haut niveau comme Orpierre, Ribiers et Verdon. Via Ferrata à la Motte du Caire

Via Ferrata "la grande fistoire" - La motte du caire 04

Accrobranches au Parc aventure de Sisteron Cyclo tourisme... Pour de plus amples informations, vous pouvez les obtenir à l' OFFICE DU TOURISME DE SISTERON

            

Les jeux de boules et Pastis

AUTRES SPORTS : Naturellement, vous pouvez aussi à Sisteron et dans ses environs, pratiquer les sports traditionnels comme : tennis, randonnées équestres, balades avec âne bât dans les montagnes de Lure ou des Monges, Boules...

Pêche dans la Durance

                                    

                                           Randonnée équestre à Peipin


Posté le 26/05/2009 | 16 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

   

UN PEU D'HISTOIRE SUR NOTRE VILLAGE   

     Des renseignements, issus de documents datant du siècle dernier et relatant l'histoire, la géographie et les statistiques des Basses-Alpes selon l'Abbé Féraud, retrace les origines de l'appellation « SALIGNAC ».

« SALIGNAC, en latin Salignacum, est situé sur le penchant d'un coteau qui domine tout son territoire, à 7km nord-ouest de Volonne, à 7km sud-est de Sisteron, et à 35km ouest-nord-ouest de Digne.

L'étymologie de Salignac vient du latin salis aqua, qui signifie : eau salée, ou de salem gignens  qui signifie : qui produit du sel, à cause d'une source salée que l'on trouve sur cette commune.

L'air y est pur et sain. Le territoire est traversé par un torrent et bordé du nord au sud par la Durance. Le long de cette rivière, la nature a formé deux amphithéâtres où l'art a pratiqué des jardins et des prairies arrosées par des sources belles et abondantes. Les productions principales sont le chanvre, le froment et le vin.

On découvre de temps en temps dans la plaine des tumuli renfermant des urnes, des lampes, des pièces de monnaie et d'autres restes d'antiquités. En reconstruisant une partie du chemin de Sisteron à Digne, on trouva, il y a quelques années, des mors de chevaux, des débris d'armures et notamment une petite plaque d'airin, extrêmement polie, de forme ronde et de 81cm de diamètre. Ces découvertes et d'autres semblables font présumer qu'à une époque que l'on ne saurait préciser, la plaine de Salignac fut le théâtre de quelque bataille.

On voit encore au haut du village les restes d'une citadelle qui protégeait le château : celui-ci ne conserve plus aussi que quelques rares vestiges de sa splendeur primitive. Les remparts qui entouraient le village n'existent plus. Les habitants possédaient jadis leurs terres en franc alleu en vertu d'un privilège spécial qui fut accordé par la Reine Jeanne(*), lors de sa visite au seigneur du lieu et à l'occasion de la naissance d'un fils qu'elle y mit au monde.

La commune de Salignac a 624 âmes de population. Elle comprend, outre le village, douze hameaux, dont les quatre principaux sont : St Martin, lou Jas, le plan et les Pauorès, de plus de huit bastides. L'église paroissiale, sous le titre de Saint Clément, pape et martyr, offre quelques traces de style gothique. On y conserve une croix processionnelle, enrichie de pierres précieuses.

Salignac possède un bureau de bienfaisance, et deux écoles primaires.

Les armoiries de Salignac sont de gueules à une fleur de lys d'or, surmontée d'une couronne royale du même. »

Le village de salignac début XXème siècle  :                    

  

 

Le vieux village aujourd'hui :

Pour être rigoureux, il faut aussi parler de la thèse de J. ROSTAING : « la toponymie de la Provence en 1950 » qui donne une autre origine au nom de Salignac. Dans cette thèse, on parle de Salinius ou Salius, gentilice gallo-romain (nom d'une personne) plus le suffixe « acun »  qui indique la propriété. Salignac  serait sur l'emplacement de villas gallo-romaines comme Vilhosc.

 

CHAPELLES ET EGLISE DU VILLAGE

Notre chapelle Saint Joseph est un monument rempli de souvenirs aux yeux des Salignacains.

Depuis des siècles, elle domine notre beau pays, elle offre un panorama merveilleux et c'est un point de vue exceptionnel. Que le voyageur vienne de Château-Arnoux, de la vallée de Châteauneuf, du haut Sisteron, de Vilhosc et d'Authon ou même de Sorine (Saint Geniez), c'est encore notre chapelle qui comme un phare se présente à ses yeux.

L'abbé FERAUD, dans son livre « Histoire des Basses Alpes » dit cela : « Sur Salignac, on voit encore au haut du village, les reste d'une citadelle qui protégeait le château. Celui-ci ne conserve plus que quelques vestiges de ses splendeurs primitives. »

Nos anciens appelaient ce château, le château de la Reine Jeanne (*), car celle-ci venait à Salignac. La Reine Jeanne, Comtesse de Provence, se trouvait à Salignac quand elle mit au monde un fils illégitime et accorda aux habitants le privilège de « franc alleu » (disposition des terres qu'ils cultivent, affranchissement de toutes servitudes en vertu d'un privilège spécial).

Notre chapelle a déjà été restaurée en 1853, date gravée au-dessus de la porte. On voit très bien du côté nord, un pan de mur dépassant et sur lequel le bâtiment existant a été repris. En outre, le mur de façade a été rapporté après, contre la voûte intérieure, cela a été  constaté par Monsieur Stéphane MIRETTI, qui a entrepris les travaux de restauration en 1984.

Contre la chapelle, se trouve un clocher, la cloche porte des inscriptions en latin, certaines sont en abrégé et beaucoup de lettres sont effacées. La cloche a été fondue et gravée par le fondeur NICOLAS en 1769. Elle est dédiée à Saint Joseph : « Saint Joseph, fait fuir les tempêtes et guide les peuples vers les hauteurs sacrées. Prie pour nous miséricordieux ». Viennent ensuite les noms des donateurs :

Très illustre de GRANDIN, seigneur de Salignac. Le très illustre de GRANDIN de Salignac fut le beau-père de Jean-Baptiste Victor de GOMBERT, il vécut à Aix en Provence, où il fut trésorier du Roy, Président Trésorier Général de France en la généralité d'Aix. Jean-Baptiste Victor de Gombert a épousé Reine-Thérèse-Pauline de GRANDIN, fille de Jean-Joseph GRANDIN, Seigneur de Salignac.

El  PELLICIER, dame de Spâron sous le consulat d'illustre BREMOND,

Puis les noms de : HERIES, C. CLEMENT, A. CHAZAL (greffier).

Les Anciens se souviennent que pour la Trinité, un office avait lieu et les enfants jetaient au vent des pétales de roses pour attirer la prospérité aux fruits et à toutes les récoltes. La cloche a égrené pendant longtemps ses heures et demi-heures sur la commune de Salignac grâce à son horloge avec son mécanisme ancien. Il était actionné par des contres poids faits de grosses pierres suspendues à des cordes de billage. Elles descendaient dans un puits profond d'une dizaine de mètres, qui est comblé à présent.

Le dernier remonteur d'horloge était Monsieur J. MAUREL , père de notre ancienne doyenne Angèle MAUREL. Puis, pendant la guerre de 14/18, l'horloge s'est arrêtée.

Lors de l'inauguration après les derniers travaux de restaurations, en 1984, Monsieur Marcel EULOGE, Maire de l'époque, projetait de la faire sonner à nouveau, cela a été fait sous le mandat électoral de Monsieur Robert REYNAUD, fin 1993.

Saint Clément est le patron de Salignac, l'église paroissiale qui lui était dédiée, offre quelques traces de style gothique. Elle fut écrasée en partie, par la chute de son grand clocher qui fut coupé de haut en bas par la foudre, c'était à la mi-décembre 1916, l'église fut ainsi réduite de moitié.

La cloche fut remontée par le maçon ARTHUR au-dessus de la façade principale, puis débâtie quelques années après pour être placée au-dessus de la nouvelle chapelle Sainte Thérèse au centre du village actuel (construite en 1950).

Cette église Saint Clément n'est pas la plus ancienne de Salignac, il y a eu l'église Saint Martin construite, dit-on, par les templiers. Elle était située           au-dessus des maisons BAILLE et LOMBARD, et nos anciens dénommaient ce lieu Lou Coulet de la Glaïje.

Eglise Saint-Clément : 

                              

  

Reine Jeanne, Comtesse de Provence  :

          

(*) La reine Jeanne est née à Naples en 1326. Elle fut reine de Sicile et de Provence de 1343 à 1382.
Elle se maria quatre fois. Lors de ses premières noces, elle épousa André de Hongrie vers l'an 1343, ce fut un mariage d'intérêt. La reine Jeanne refuse d'en faire son légataire et l'aurait fait assassiner en 1345. Puis elle se remaria avec Louis de Tarente, son beau cousin, dont on dit qu'il fut le grand amour de
s
a vie. Après que ce dernier fut mort de la peste en 1362, elle épousa Jacques III de Majorque l'année d'après. Celui-ci n'eut pas plus de chance que les deux autres puisque l'on sait qu'il fut incarcéré de 1367 à 1371 et qu'il mourut en 1375. Elle convola alors en quatrième noce.
Comme on le voit, la reine Jeanne avait un tempérament comparable à celui du volcan de sa ville de naissance et cette affirmation trouve sa confirmation dans la légende qui est rapportée à Saint-Symphorien, Vilhosc, Salignac.
Durant les 40 années de son règne, la reine Jeanne ne vint en Provence que deux fois. Elle fut une reine clémente, souvent à cours d'argent, ce qui l'amenait à céder ses droits petit à petit, à des conditions avantageuses
.

Elle vint en Provence en 1379 afin de raffermir son autorité chancelante.
Pourchassée par Louis de Hongrie depuis l'assassinat de son premier mari, ses intérêts vinrent à se confondre avec ceux des habitants de Saint-Symphorien.
En effet, séjournant au château seigneurial de Salignac , la reine Jeanne y accoucha d'un fils illégitime. Cette tradition de la naissance d'un enfant est confirmée par de Laplane qui découvre l'acte de naissance lors de ses recherches sur l'histoire de Sisteron . La reine cacha cet enfant au village retiré de Saint-Symphorien et acheta la discrétion des habitants en les déchargeant du droit d'albergue et de cavalcade et en répondant favorablement à la demande des consuls pour la construction d'un pont.
La reine Jeanne mourut de mort violente en 1382 assassinée par son cousin et héritier Charles d'Anjou, sans jamais revoir son fils dont la légende ne rapporte pas l'histoire. A plusieurs reprises au cours des siècles, le pont se trouve en ruine. Régulièrement, la communauté de Saint-Symphorien vend des biens communaux afin de procéder à sa réparation ou organis
e des corvées auxquelles certains habitants doivent participer.
Il fut classé monument historique en 1977.

DEMOGRAPHIE

En 1297 très exactement, Edouard BARATIER, conservateur des archives des Bouches du Rhône, a étudié les documents fiscaux et évalué, commune par commune le nombre de leurs habitants sur la Provence entière. Ses travaux ont été publiés sous le titre : La Démographie Provençale du XIIIème au XVIème siècle, avec chiffres de comparaison pour le XVIIIème siècle.

On a complété cette étude de la population par le compte-rendu des recensements quinquennaux qui eurent lieu de 1836 à 1936 (archives départementales, Digne-les-Bains, 6M165)

Aussi étrange que cela paraisse aujourd'hui, Saint Symphorien fait figure de capitale à la fin du Moyen-âge en 1297, 500 personnes y vivent alors. Salignac vient immédiatement après avec 400 habitants, il devance Volonne : environ 365 habitants. On trouve ensuite Beaudument (170 habitants), Sourribes (110 habitants) et Entrepierres (130 habitants).

L'importance de Vilhosc n'est pas connue à cette période…

Mais déjà les temps changent : 340 individus seulement habitent à Saint Symphorien en 1316, Salignac resté stable, à pris la tête avec 400 habitants et Volonne commence à se développer.

Les chiffres de 1371 soulignent la dégradation démographique, Saint Symphorien perd définitivement la partie avec 26 familles seulement, Salignac conserve la deuxième place, encore que la population baisse, on y compte à peine 165 personnes.

Le XVème siècle est terrible avec ses épidemies, guerres et la crise économique, beaucoup de villages sont désertés (Saint Symphorien, Entrepierres, Beaudument). Les populations abandonnent les sites écartés pour les villages proches des grands axes. Salignac augmente légèrement et compte 190 habitants, Volonne prend son essor avec 380 habitants.

Salignac se développe désormais de manière relativement linéaire : 104 maisons abritent 140 chefs de famille en 1698, 512 habitants en 1765, 625 en 1836, 701 habitants en 1841. Le pic démographique est atteint avec 845 habitants en 1851.

La population décroît ensuite régulièrement. 

Elle chute brutalement, comme partout ailleurs, après la guerre de 14-18 : 207 en 1926, 178 en 1936.

Au-delà du chiffre global, c'est la vie du village qu'il faut examiner. Les recensements du siècle dernier indiquent le métier de chacun. Celui de 1836 mentionne :

un instituteur et une institutrice

un prêtre

un garde champêtre et un cantonnier

deux maréchaux-ferrants

deux aubergistes

trois cordonniers

un tailleur, une couturière et sept tisserands

trois cardeurs à laine

trois maçons et un menuisier

un meunier.

  Carte de Cassini 1776 :


Posté le 26/05/2009 | 3 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

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Posté le 25/05/2009 | 8 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

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